Antoine Rivalz, La Défaite d’Henri Plantagenêt sous les murs de Toulouse, 1723

Antoine Rivalz, La Défaite d’Henri Plantagenêt sous les murs de Toulouse, 1723 2016-11-07T20:54:00+00:00

Project Description

Antoine Rivalz (Toulouse 1667 – id. 1735), La Défaite d’Henri Plantagenêt sous les murs de Toulouse

Pierre noire, lavis d’encre noire, gouache blanche

0,370 m x 0,480 m

Inv. 99.3.1

Fils et élève de Jean-Pierre Rivalz, peintre et architecte de la ville de Toulouse, Antoine Rivalz se forme aussi auprès de Raymond Lafage. Après un court passage à Paris, il part pour Rome et se lie surtout avec Carlo Maratti. De retour à Toulouse, il est nommé peintre des capitouls en 1703 et prend place au premier rang des artistes de la province. En 1726, il crée une académie. Ses élèves sont Pierre Subleyras, dont la carrière se déroulera à Rome, Guillaume Cammas, son successeur à l’hôtel de ville, et Jean-Baptiste Despax qui le secondera dans ses derniers travaux.

La scène se passe en dehors des murs de Toulouse, dont on aperçoit les remparts dominés par la flèche de Saint-Sernin. Au centre de la composition, Raymond V, comte de Toulouse, en costume héroïque, combat à cheval, une lance à la main. Près de lui, deux fantassins s’apprêtent à décocher leurs flèches sur les ennemis déjà en pleine déroute. A droite, Henri II, roi d’Angleterre , est renversé par son cheval, une flèche s’étant plantée dans la croupe de l’animal. Derrière lui, Malcom, roi d’Ecosse, prend la fuite au galop. D’autres fuyards gisent à terre. L’un d’eux est foulé aux pieds par la monture du Comte. A gauche, un combat à l’épée est engagé entre plusieurs guerriers enchevêtrés tandis que le porteur d’étendard s’enfuit terrifié. En arrière plan, à droite, les soldats du Comte mettent le feu à une tour en bois pour forcer les ennemis à l’abandonner. Un assiégé élève les bras dans une attitude désespérée pendant que d’autres tentent de s’en échapper sur les côtés.

Cette esquisse a été réalisée pour le tableau peint en 1723 (Inv. Ro 228), qui ornait la galerie de peinture de l’hôtel de ville, il est aujourd’hui détruit.

Mireille Serniguet