V. Mocquet, L’Ecole des femmes, XIXe siècle (Acte 1 Scène I)

V. Mocquet, L’Ecole des femmes, XIXe siècle (Acte 1 Scène I) 2018-02-19T15:39:17+00:00

Project Description

 V. Mocquet pour L’Ecole des femmes, vers 1850. Burin, 290 x 200 mm. Acte 1 Scène I

Fonds Molière, musée Paul-Dupuy, inv. 5314

En lien avec le spectacle du Théâtre du Pavé

La critique de l’Ecole des femmes.  Du 6 au 17 février 2018. Mise en scène : Francis Azéma

 ACTE 1 SCÈNE PREMIÈRE

CHRYSALDE, ARNOLPHE.

CHRYSALDE. – Vous venez, dites-vous, pour lui donner la main ?

ARNOLPHE. – Oui, je veux terminer la chose dans demain.

CHRYSALDE. – Nous sommes ici seuls, et l’on peut, ce me semble,
Sans craindre d’être ouïs, y discourir ensemble.
Voulez-vous qu’en ami je vous ouvre mon cœur ?
Votre dessein, pour vous, me fait trembler de peur ;
Et de quelque façon que vous tourniez l’affaire,
Prendre femme, est à vous un coup bien téméraire.

ARNOLPHE. – Il est vrai, notre ami. Peut-être que chez vous
Vous trouvez des sujets de craindre pour chez nous ;
Et votre front, je crois, veut que du mariage,
Les cornes soient partout l’infaillible apanage.

CHRYSALDE. – Ce sont coups du hasard, dont on n’est point garant ;
Et bien sot, ce me semble, est le soin qu’on en prend.
Mais quand je crains pour vous, c’est cette raillerie
Dont cent pauvres maris ont souffert la furie :
Car enfin vous savez, qu’il n’est grands, ni petits,
Que de votre critique on ait vus garantis ;
Que vos plus grands plaisirs sont, partout où vous êtes,
De faire cent éclats des intrigues secrètes…

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