Raffaello Vanni, Vierge en gloire,vers 1660

Raffaello Vanni, Vierge en gloire,vers 1660 2016-11-07T20:54:01+00:00

Project Description

Raffaello Vanni (Sienne 1595 – id. 1673), Vierge en gloire, vers 1660

Crayon de sanguine et pierre noire sur papier vergé beige, filigrané

0,265 m x 0,214 m

Inv. 000.6.2

Raffello Vanni est le fils du grand peintre Fancesco Vanni (Sienne 1563 – id. 1610), qui est son premier maître mais meurt alors qu’il est encore enfant. A Rome, on le retrouve dans la mouvance de Pietro da Cortona (Cortone 1596 – Rome 1669). Sous le pontificat d’Alexandre VII (1655 – 1667) son protecteur, il obtient de nombreuses commandes pour les églises romaines : Santa Maria della Pace, Santa Maria in Vallicella, Sant’Agostino, Santa Croce… Parmi ses oeuvres d’inspiration profane, on cite ses quatre tableaux de l’histoire d’Ulysse et Circé au palais Patrizi. En 1658, il est élu « prince » de l’Académie de Saint-Luc.

Dans la figure de la Vierge, Raffaello Vanni recherche, un équilibre entre dynamisme et classicisme, par la position frontale du buste alliée au mouvement fluide des jambes, évocateur des lointaines inventions de Léonard de Vinci (Vinci 1452 – Amboise 1519), dont le dessinateur se souvient aussi dans sa recherche d’adoucissement des formes, son sfumato. C’est davantage dans la figure de l’ange, dont la silhouette évoque les créations du Bernin (Naples 1598 – Rome 1680), que s’exprime son adhésion aux formes du baroque romain.

Cette étude semble très proche du frontispice de Fasti Selenses, ab academia intronatorum edite (Sienne, 1662), gravé par Guillaume Vallet d’après l’œuvre de Vanni, et du tableau d’autel de la chapelle des Filippini à Rome, La Vierge en gloire avec sainte Cécile et saint Philippe Neri, peint par l’artiste vers 1665.

Mireille Serniguet