Dehèque, Sabre d’honneur, Klingenthal, vers 1796

Dehèque, Sabre d’honneur, Klingenthal, vers 1796 2017-01-10T13:04:26+00:00

Project Description

Dehèque, Sabre d’honneur, Klingenthal, vers 1796

Acier et bronze doré ciselé

L : 112 cm

Inv. 12173

En supprimant les Ordres de la monarchie au nom de l’égalité entre tous les citoyens, la Révolution avait temporairement abandonné le principe des décorations. Le Directoire mit en place un nouveau type de distinction, les armes d’honneur. Bonaparte, conscient de leur rôle, en fit un large usage. En 1797, lors de la Campagne d’Italie, il distribua ainsi une centaine de sabres fabriqués directement sur place. Un peu plus tard, sous le Consulat, le dispositif fut codifié, réservant le sabre aux actes les plus remarquables. Cette récompense fut remplacée en 1802 par la légion d’honneur.

Daté de 1796, le sabre légué par le général Verdier à sa ville natale est l’un des premiers exemples de ces armes d’honneur. Son origine est prestigieuse puisqu’il fut décerné par le Directoire au général Bonaparte après la Bataille d’Arcole. En 1798, au départ de la campagne d’Egypte, Bonaparte le donna « comme marque d’estime et d’amitié » au général Kléber qui, à son tour, l’offrit au général Verdier en récompense de sa conduite au mont Tabor et au combat du Bogaz de Damiette (1799).

Les armes d’honneur reprennent des modèles règlementaires mais leur facture est plus soignée. L’iconographie est pour l’essentiel militaire : trophées d’armes incrustés d’or sur la lame damasquinée, casque à tête de lion sur le pommeau, tête de bélier sur la garde… Les décors du fourreau se réfèrent plus précisément à la bataille d’Italie, avec l’initiale de Bonaparte sur un bouclier, l’inscription «Bataille d’Arcole » portée sur un drapeau ou encore le cours du Pô figuré sur une carte géographique.