Project Description

Alexis-François GIRARD (Paris, 1787-Paris, 1870)
Jeune Grecque
D’après François GÉRARD (Rome, 1770-Paris, 1837)
Manière de crayon, entre 1802 et 1820
Musée Paul-Dupuy, inv. CEE.008.5.1.226

Cette estampe fait partie d’une suite de dix-huit figures d’étude, chez Basset et chez Reverdin d’après Philippe de Champagne, Lethière, Prud’hon, Lafitte, Bouillon, david, Gros, Girodet, Gérard, vers 1802-1820.

A.F. Girard d'après Gérard, "Jeune grecque", manière de crayon, XIXe siècle © Musée Paul-Dupuy

Celle-ci représente une Jeune Grecque Tiré du Tableau d’Homère, peint par F. Gérard en 1814.
François Gérard, baron Gérard Rome, 1770 - Paris, 1837 La fille du berger Glaucus, fragment de l'"Homère" peint en 1814 Huile sur toile Annotée '(...) peintre Gérard ayant servi a son (...) / (voir description de ce tableau dans / l'Almanach des dames - 1818.)' sur une étiquette au verso (Fragment) © Artcurial, 2015

Girard a interprété le fragment restant d’une peinture plus importante se référant à l’épisode peu connu de la vie d’Homère choisi par le peintre Gérard : le poète aveugle, se rendant sur l’ile de Chio pour y punir un scribe peu scrupuleux qui s’appropriait ses récits, fut débarqué et abandonné là par l’équipage du navire. Il erra pendant deux jours sur l’île avant d’être secouru par le berger Glaucus. Gérard fait ici écho à l’œuvre de son ami le poète Népomucène-Louis Lemercier dont le poème « Homère » publié en 1800 mentionne la fille de Glaucus, Euplocamie. Il représente la jeune fille s’interposant entre le poète aveugle et les flots tumultueux.

Raphaël MASSARD (1775-1843) d'après Baron François GÉRARD, Homère, 1816, Burin © Eric Pillon Enchères

Raphaël MASSARD (1775-1843) d’après Baron François GÉRARD, Homère, 1816, Burin © Eric Pillon Enchères

« Annoncé pour le Salon de 1814, Homère et la fille du berger Glaucus ne sera pas exposé et la toile sera finalement détruite par le peintre, qui procédait parfois ainsi lorsque l’un de ses tableaux ne lui convenait pas. La gravure de Massard de 1816 nous permet aujourd’hui d’en connaitre la composition complète. Le fragment que nous présentons est celui du buste de la fille du berger Glaucus, Euplocamie, sur l’épaule de laquelle le poète pose sa main. Un autre fragment de ce tableau, celui du visage d’Homère, a été redécouvert et exposé par la galerie Foirien-Néouze en 2006(1). Les dimensions respectives de ces deux fragments se répondent logiquement si l’on considère leurs emplacements dans la composition définitive et laissent penser que L’Homère de Gérard était d’un format similaire à celui du Bélisaire. » (cat. vente Artcurial, 2015)

Bibl. : IFF, Après 1800, T. 9, n° 6 p. 145 ; Cat. vente Artcurial, 13 Novembre 2015.