Carlo CESIO, Mercure et Pâris

Carlo CESIO, Mercure et Pâris2019-02-21T16:36:02+00:00

Project Description

Carlo CESIO (Antrodoco, 1622 – Rieti, 1682)
d’après Annibale CARRACCI (Bologne, 1560 – Rome, 1609), décor de la Galerie Farnèse peint entre 1598 et 1600.
Mercure [Hermès] et Pâris
Eau-forte, Rome, 1657

Carlo Cesio a gravé le décor de la Galerie Farnèse pour le recueil intitulé Argomento della Galleria Farnese, dipinta da Annibale Carracci, disegnata et intagliata da Carlo Cesio, nel quale spiegansi e riduconsi allegoricamente alla moralità le favoler poetiche in essa rappresentale édité par François Collignon à Rome en 1657.

Carlo Cesio d'après Annibale Carracci, Union de l'Amour terrestre et de l'Amour céleste, Rome, 1657

Carlo Cesio d’après Annibale Carracci, Union de l’Amour terrestre et de l’Amour céleste, Rome, 1657

L’oeuvre originale fait partie des fresques ornant la galerie du premier étage du palais Farnèse, aujourd’hui le siège de l’ambassade de France à Rome. Elles ont été peintes par Annibale et Agostino Carracci de 1598 à 1600 sur les parois et les plafonds de la galerie à l’occasion du mariage de Ranuccio Farnèse avec Margherita Aldobrandini. Ces fresques célèbrent le triomphe de l’amour sacré et de l’amour profane.

Le quadro riportato (tableau feint dans un cadre feint) Mercure et Pâris est à droite de la scène centrale Le Triomphe de Bacchus ou Le triomphe de l’union de l’Amour céleste et de l’Amour terrestre.

Annibale Carracci, Hermès et Pâris, vers 1597-1604, Rome Palazzo Farnese

Annibale Carracci, Hermès et Pâris, vers 1597-1604, Rome Palazzo Farnese

Assis sur le mont Ida, encore berger, Pâris reçoit la visite de Mercure volant jusqu’à lui de l’Olympe pour lui remettre la pomme d’or. Plus tard, trois déesses – Vénus, Junon et Minerve – lui demanderont de l’offric à celle qu’il considère comme la plus belle. Son choix en faveur de Vénus l’amène à recevoir la promesse de l’amour d’Hélène, la très belle femme de Ménélas, qu’il enlèvera, déchaînant ainsi la guerre de Troie.

Le sujet est tiré de L’âne d’or d’Apulée (X, 30).

Bellori décrit ainsi cette composition « On admire la maîtrise dans la forme du berger et dans la descnete de Mercure, dont on voit en perspective les traits et les couleurs, le torse et la poitrine peu exposés à la lumière […]. Toutefois, en dotant Mercure d’une tromette au lieu d’un caducée, Annibale voulait indiquer que la pomme allait être un motif de guerre et non pas de paix et qu’il allait faire résonner ainsi la renommée de la déesse la plus belle […] »  Le Louvre en conserve une étude (inv. 7318).

Bibl. : Ginzburg, 2010, p. 60 et 64.