Gérard EDELINCK, Philippe duc d’Anjou, après 1696

Gérard EDELINCK, Philippe duc d’Anjou, après 16962018-08-31T10:41:40+00:00

Project Description

Gérard EDELINCK (Anvers, 1640 – Paris,1707) d’après  François de TROY (Toulouse, 1645 – Paris, 1730)

Philippe duc d’Anjou

Burin (39,5 x 30), après 1696

Inv. 55.6.2, 55.6.1, 55.18.8

Avec les portraits de Louis de Bourgogne et Charles de Berry, celui de Philippe d’Anjou appartient à la veine « réaliste » du portrait de cour de la fin du Grand Siècle, dont François de Troy est l’un des plus talentueux représentants. Le soin apporté au rendu des costumes et des accessoires se double du souci d’une exploration psychologique des personnage. De Troy peint avec délicatesse les visages encore enfantins des jeunes garçons, contrastant avec la raideur magnifique des costumes de cour. La virtuosité de la gravure au burin reproduit, par la légèreté des tailles concentriques, l’aspect lumineux et juvénile des modèles.

Il s’agit des trois petits-fils du roi Louis XIV, âgés respectivement de quatorze, treize et dix ans.

L’histoire du portrait de Philippe d’Anjou est caractéristique de la création et de la diffusion des portraits d’apparat dans les cours européennes de l’Ancien Régime : Philippe étant devenu roi d’Espagne en 1700, le portrait de De Troy servit de modèle à plusieurs interprétations gravées par Simon Thomassin (1700), Pierre Drevet et François Poilly (1701). Dans ces versions postérieures, le visage de l’enfant de treize ans est fait roi par le costume – l’armure, le col espagnol – et les emblèmes de la royauté espagnole – la Toison d’or et les armes royales d’Espagne – portés par le jeune monarque de dix-sept ans.