Jean DAULLÉ, Le Prix de la beauté

Jean DAULLÉ, Le Prix de la beauté2019-02-21T16:36:17+00:00

Project Description

Jean DAULLÉ (Abbeville, 1703 – Paris, 1763)
d’après Jean-François de TROY (Paris, 1679 – Paris, 1752)
Le Prix de la beauté
Eau-forte, inachevée à sa mort en 1763 (épreuve datant d’après 1763)
Inv. : 56.117.3

La veuve du graveur Jean Daullé dédicace cette eau-forte à Monsieur de la Live de Pailly Brigadier des Armées du Roy gravé d’après l’original tiré de son Cabinet. C’est l’inscription apparaissant dans la lettre de l’estampe.

Jean Daullé a gravé cette estampe en contrepartie d’après le tableau de Jean-François de Troy, fils du peintre d’histoire toulousain François de Troy.
Dans l’estampe, à gauche, les trois déesses se présentent à Pâris assis à droite. Il tient la pomme d’or qu’Hermès vient de lui remettre de la part de Zeus. Aphrodite semble avoir déjà remporté le prix car elle est le personnage central de la composition. Elle est debout, son corps nu est à peine caché par un drapé. Le regard du spectateur se porte en premier sur elle. Son corps et son visage sont tournés vers Pâris à qui elle adresse un sourire charmeur. Elle est en plus accompagnée de son fils Éros, ainsi elle peut promettre à Pâris l’amour de la plus belle des femmes, Hélène !

Pâris n’a pas encore remis la pomme d’or mais il est probablement en train d’annoncer son verdict tandis qu’Éros brandit son arc vers lui afin de lui décocher une flèche qui l’encouragera dans son projet amoureux.

Les deux autres déesses, Héra et Athéna sont reléguées sur le côté droit : la déesse guerrière est bien debout mais à moitié cachée par Héra qui est assise et tourne carrément le dos aux spectateurs. Elle est le pendant de Pâris dans la composition du tableau. Elle est accompagnée de son attribut, le paon.

Bibl. : Léribault, 2002, cat. P. 44.

Anne Nadeau