Rodolphe BRESDIN, Le Bon Samaritain, 1861

Rodolphe BRESDIN, Le Bon Samaritain, 18612018-08-31T08:20:05+00:00

Project Description

Rodolphe BRESDIN (Toulouse, 1822 – 1885)

Le Bon Samaritain

Lithographie à la plume (63,1 x 50,8 cm), 1861

Inv. 57.25.3

Il s’agit de l’œuvre la plus célèbre de cet artiste à la carrière atypique. Rodolphe Bresdin mena en effet une véritable « vie de bohème », autodidacte virtuose, poussé par la nécessité impérieuse de dessiner ou graver le monde extraordinaire qu’il avait en tête, mais incapable de vendre ses productions. Son œuvre fut louée par Baudelaire, et il incarnait si bien le mouvement romantique que sa vie inspira à Champfleury la nouvelle Chien-Caillou, du surnom que lui avaient donnée ses amis. Il vécut à Toulouse en 1852 et 1861, « dans une cabane en torchis dans un jardin de maraîchers, non loin du pont des Demoiselles », survivant grâce à la ruse bienveillante du professeur à l’Ecole de Beaux-Arts Jules Garripuy, qui lui achetait ses œuvres en prétendant les négocier pour des clients… C’est de cette période que date la création du Bon Samaritain.

Il s’agit d’une pièce rare : le premier tirage du premier état, entre mars et mai 1861, par l’imprimeur parisien Lemercier de l’œuvre phare de l’artiste. En effet, plusieurs modifications accidentelles ont ensuite affecté la pierre à lithographier : dés le second tirage (10 septembre 1867), une tache noire masque tibia du petit singe en bas à droite ; lors du troisième tirage (20 septembre 1867), certaines feuilles de chardon à gauche du bouclier du Samaritain deviennent blanches, ainsi que le bras gauche du blessé ; enfin, une tache blanche ayant vaguement la forme d’un oiseau apparaît en bas à gauche du gros chardon. Un second état, en janvier 1868, porte des modifications dans la lettre.

On connaît deux autres épreuves semblables, l’une à la Bibliothèque nationale de France (AA 4, Res.), l’autre au New York metropolitan Museum of Art (inv. 1979.573).